Frères et sœurs sans rivalité – Adèle Faber et Elaine Mazlish / Quand je décide de lire pour éclairer ma vie de maman

Vous le savez très certainement si vous lisez régulièrement mon blog : je suis maman de deux petits garçons. Ces derniers temps, leurs relations se sont un peu envenimées. Ils ont bientôt 6 et 3 ans, sont véritablement inséparables, réclament tout le temps de jouer ensemble mais en même temps se disputent sans arrêt. Et là, je sais que d’un coup, les mamans d’enfants en bas âge qui lisent le début de cet article se disent : oh, comme moi ! Oui oui, on est nombreuses dans ce cas ! Rares sont les copines qui me disent : jamais ils ne se disputent, ils s’entendent merveilleusement bien, nos deux, nos trois loulous louloutes et autres combinaisons de fratrie. Chez moi, cela dégénère pour un rien, ils peuvent jouer et puis bim, d’un coup, ils vont convoiter le même objet et patatras, que je te pousse, que je te tape, que je te morde… Démunie, j’ai acheté le livre Frères et Sœurs sans rivalité. Je l’ai lu d’une traite et je me suis dit que ce serait pas mal de partager avec vous, ici, mes lectures. Voici donc ce que j’ai appris et mes impressions après avoir lu le livre.

Tout d’abord en lisant ce livre, j’ai appris que je n’étais pas toute seule… et ça, ça fait du bien !!! Basé sur des ateliers organisés par les auteurs avec des parents, l’ouvrage fait la part belle aux témoignages. Et franchement, cela rassure de lire que des parents ont vécu des situations exactement similaires aux nôtres (et que l’on va tenter d’y trouver une solution !!!).

Frères et sœurs sans rivalité - Mon avis de lecture
Frères et sœurs sans rivalité – Mon avis de lecture

Je ne vais pas vous ici raconter tout le livre, ce n’est pas l’objet de cet article mais vous livrer quelques petites choses que j’ai apprises sur ma façon de vivre avec mes enfants. Tout d’abord, j’ai trop tendance à ancrer mes garçons dans leur positon dans la fratrie. Sur le blog, c’est révélateur, je les appelle souvent par « mon grand » ou « numéro 2 » par exemple. Et les auteurs nous montrent que nous n’attendons pas la même chose des enfants en fonction du rôle qu’on leur attribue. J’attends souvent de Lucien (le grand donc) qu’il soit raisonnable, ne fasse pas de vague… Quand je le complimente, je lui dis souvent : c’est bien, tu as été raisonnable. Ce mot, je l’emploie tout le temps avec lui. Mais est-ce vraiment un « vrai » compliment (à l’image de ton dessin est beau, tu as été fort au foot, tu as bien dansé à la kermesse) ou plutôt une adéquation avec ce que j’attendais, moi, de lui ? Pour son frère, j’ai plus tendance à passer l’éponge, à justifier les choses par le fait qu’il soit « le petit ». Déjà moi, aînée de la fratrie, je détestais quand mes parents disaient : « laisse à ton frère le jouet, il est plus petit »… et pourtant je fais parfois pareil… Quand l’aîné joue avec des cubes par exemple (jouet de bébé non ?) – cubes délaissés pendant des semaines par le cadet qui d’un coup va hurler pour les revendiquer, voyant son frère s’amuser avec – on a trop souvent tendance à demander à l’aîné de s’incliner : « laisse-lui, c’est un jouet de bébé, va jouer avec tes Playmobils dans ta chambre ». Mais que se passait-il dans sa tête quand nous avons interrompu son jeu ? Peut-être imaginait-il construire une fusée, peut-être avait-il créé une histoire, un scénario… Or, par cette phrase lapidaire, on lui demande de s’incliner directement. Comment, à la lumière de ce regard nouveau, ne pas comprendre sa colère, sa frustration ? Et s’il envoie, par dépit un cube dans le visage de son frère, il sera de nouveau puni… et quid du dialogue ? Lui a t on demandé ce qu’il en pensait ?

Les auteurs m’ont aussi appris qu’il fallait toujours leur faire verbaliser leur colère. Il crie, il tape, il mord… et nous on sanctionne directement. Et si on prenait le temps d’analyser la situation. Il a lancé un cube sur son frère. Et si on étudiait un peu « la scène de crime » ? Nous, les mamans, souvent, on déboule dans le chambre aux premiers cris, on en voit un pleurer, un qui a jeté le cube, on sanctionne… Asseyons nous, cessons les cris et essayons de comprendre. Avec empathie… dire à l’un : « je comprends que tu pleures, cela fait mal de recevoir un cube »… dire à l’autre : « je comprends ta colère devant ton frère qui a cassé cette tour que tu t’employais à faire depuis un moment ». Le but est de les faire parler, de créer le dialogue. Qu’ils se rendent compte des frustrations de chacun… Et puis ne pas hésiter non plus à les laisser régler les conflits, sans forcément intervenir immédiatement s’il n’y a pas péril en la demeure !

Le solutions proposées sont pratiques et utiles. J’ai noté plusieurs choses comme la recherche de solutions tous ensemble : « mais qu’aurions-nous pu faire pour que ton frère ne casse pas ta tour de cubes ? » Souvent, l’enfant, plein de bon sens, propose de prêter un jouet et désamorce complètement les tensions. J’ai aussi aimé certaines propositions comme les étiquettes de couleurs que chacun colle sur un tableau pour évoquer son humeur du moment. Rentrer de l’école et voir que son frère a choisi l’étiquette rouge (la colère) parce qu’il a eu une mauvaise note : les frères et sœurs seront peut-être plus attentifs à ne pas le froisser, seront avertis de sa susceptibilité…

J’ai vraiment aimé ce livre qui explore de nombreuses pistes et qui nous rappelle comme la fratrie est importante, que ce n’est pas une relation facile mais qu’elle se travaille. C’est à nous, les parents, de trouver les solutions d’un bel équilibre familial.

Frères et sœurs sans rivalité - Mon avis de lecture
Frères et sœurs sans rivalité – Mon avis de lecture

Je vous recommande donc ce livre. Peut-être que les cris vont continuer à la maison, que je ne serai pas forcément la bonne élève, que je serai fatiguée et que j’oublierai les leçons… mais je garde tout cela dans un coin de me tête et j’espère apaiser mes petits gars. Et vous, comment vivez vous la fratrie ? Je suis preneuse de tous vos petits remèdes miracles et autres témoignages !

Belle journée à vous…

10 commentaires sur « Frères et sœurs sans rivalité – Adèle Faber et Elaine Mazlish / Quand je décide de lire pour éclairer ma vie de maman »

  1. Bonjour,
    Cet article tombe à pic ! C’est la même chose ici. 9 et 6 ans, 2 filles. Ellesi s’adorent mais cela dégénère aussi trop souvent.
    Et comme je viens de finir mon livre je pense que je ne vais pas avoir à chercher longtemps mon prochain livre.
    je reviendrai t’en dire des nouvelles.
    Bon dimanche
    Isabelle

    Aimé par 1 personne

    1. Oh je suis heureuse que cela te parle. Tu verras, les solutions sont pratiques et utiles. Il faut un peu réfléchir au début pour les réutiliser (c’est pas facile de se défaire de ses habitudes) mais cela nous apporte un éclairage nouveau. Tiens moi au courant. Très belle journée à toi et tes filles

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  2. Merci pour ton article ! Un regard extérieur, nous remet en question et c’est souvent une bonne chose. Nous sommes tellement habitués à notre façon d’être, parce que nous ne connaissons pas autres choses! Et c’est normal ! Il est bon de rencontrer d’autres cultures, d’autres familles, de partager, de discuter, ou de lire un livre. Nous nous retrouvons souvent dans beaucoup de petites choses, nous en retenons quelques unes. Et parfois une ou deux suffisent pour améliorer certaines situations ! Je pense que prendre le temps de faire le point chaque semaine avec les enfants, le conjoint, afin de savoir comment chacun a vécu telle situation, tel moment, est très important ! En prendre conscience c’est un très beau commencement …
    Bon lundi

    Aimé par 1 personne

    1. Merci beaucoup pour ton commentaire plein de justesse et de bienveillance. Cela me touche. Oui on va essayer de faire le point régulièrement. On est heureux et on a tout pour le rester… alors il faut travailler à préserver la douceur du quotidien. Tres belle journée ❤️

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  3. magnifique ce que vous avez écrit. je n’ai plus de tous petits à la maison. mais je suis grand mère d’une petite fille de 11 ans et d’une petite fille d’1 an. je me rends compte que quand mes enfants étaient petits je ne me suis jamais questionné sur leurs colères. c’était tout de suite réprimandes . je suis heureuse de voir que les parents d’aujourd’hui se mettent plus facilement en question sur leurs rapports avec leurs enfants. on ne nous a jamais appris les bons comportements avec nos enfants et on a bêtement reproduit ce qu’on a vécu avec nos parents. bravo les nouveaux parents

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    1. C’est souvent très difficile de se détacher de nos habitudes et de ne pas reproduire ce qui a été fait pendant longtemps. Un livre peut parfois remettre en cause certaines choses et faire du bien. Cela met de la lumière là où on ne regardait plus. Tres belle journée et à très bientôt

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  4. Oh, mais c’est tellement vrai … en lisant ton article, je me rends compte que moi aussi, je dis souvent à ma grande (7 ans) qu’elle doit être raisonnable et je ne le dis pas souvent à sa sœur (5 ans). On fait les choses souvent sans y penser et effectivement, ce n’est pas toujours le mieux pour les enfants ! Je vais essayer de profiter de mes prochaines vacances pour lire ce petit livre 😉 Merci pour cette découverte. Bonne journée, Julie

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