Mon avis sur Baby Doll, le roman de Hollie Overton

Cet été, j’ai lu (sur la plage !!) le roman Baby Doll de Hollie Overton qui m’avait beaucoup attiré en librairie grâce à sa 4ème de couverture : l’histoire d’une jeune femme qui parvient à s’échapper d’une captivité de 8 années, planquée dans la cave d’un pervers sadique et qui revient dans sa famille quand tout le monde la croyait morte. Ce sont les mois de reconstruction, la redécouverte de soi et des autres, l’emballement médiatique, l’enquête de la police, les temps judiciaires qui, comme un tourbillon, entraînent l’héroïne et nous, lecteur, dans ce roman. Je vous livre ici mes impressions de lecture !

Le roman commence par une course… C’est une course effrénée que tente Lily, une nuit, en plein hiver, serrant très fort dans ses bras sa petite fille Sky. Son bourreau a tout simplement oublié de fermer la porte à clé, une occasion comme celle-là ne se présentera certainement plus jamais. Si Lily veut sortir de cette cave dans laquelle elle est enfermée depuis 8 ans, où elle est devenue le jouet d’un homme pervers et manipulateur qui en a fait sa « baby doll », c’est maintenant qu’elle doit le faire. Courir à perdre haleine vers la liberté, rentrer enfin à la maison…

C’est ce dénouement heureux qui marque le début du roman : oui, Lily arrive à la maison, oui elle retrouve les siens, oui elle est enfin en sécurité. C’est marrant parce que ce roman s’ouvre par un dénouement, là où d’autres romans s’arrêteraient… quand tout finit bien… Cela rappelle aussi certaines affaires célèbres, quand des petites filles kidnappées rentrent par miracle à la maison et qu’on voit leur visage souriant aux caméras, leur maman en pleurs… et là, on referme le livre, on coupe la caméra… mais qu’est-ce qui se passe dans la vie de ces petites gamines ? Quelle histoire s’écrit désormais ? Est-ce vraiment la fin du calvaire ? Ce thriller est finalement un « après », après la barbarie, mais finalement quand tout commence (ou recommence) dans la vie de l’héroïne. Quand Lily a été enlevée, elle vivait dans une maison de banlieue avec ses parents et sa soeur jumelle. Tout juste entrée dans l’adolescence, elle suivait les cours au lycée et vivait une belle histoire d’amour… Que devient notre monde quand on en est extrait pendant 8 années ? Quand on revient alors que nombre de nos proches s’étaient préparés psychologiquement à ce que l’on disparaisse à jamais ? C’est la reconstruction de Lily que nous découvrons ici sur fond d’angoisse permanente puisque, depuis sa prison, son ravisseur ne désire qu’une chose : punir Lily pour lui avoir échappé.

Je dois reconnaître que j’ai lu ce roman presque d’une traite. L’écriture est vraiment fluide, c’est le roman idéal pour les vacances. On rentre très facilement dans l’histoire et les personnages ont un réel contenu, ne sont pas juste des prétextes à histoires. Il y a une psychologie de chacun des personnages assez soignée. J’ai aimé suivre ce « retour sur terre » de Lily. C’est un ré apprentissage de tout, au quotidien, c’est la douleur de gérer la mort d’un être cher, l’histoire d’amour rêvée si longtemps et pourtant achevée, les liens de famille qui se sont dénoués avec le temps. Lily navigue dans ce monde qu’elle doit recomposer. L’auteur est particulièrement forte pour embrasser de très nombreux aspects de cette nouvelle vie. Je me suis même un temps demandée si elle n’avait pas, elle aussi, vécu la séquestration, un peu comme Nathasha Campush qui avait écrit un bouquin. J’ai aussi aimé suivre le parcours du ravisseur, son sort judiciaire… Là, tout de même, je suis un peu restée sur ma faim. J’attendais plus de rebondissement. Ok, il y a un rebondissement, je ne peux pas vous dire de quoi il s’agit, mais cela ne m’a pas plus secouée que cela… J’attendais d’être ébranlée, de prendre une claque. Finalement, cela reste très linéaire. J’ai trouvé que la livre n’était pas vraiment un thriller (je n’ai pas particulièrement tremblé, je ne me suis pas affolée…) mais plutôt un roman, celui qui raconte la reconstruction de Lily.

En quelques mots, je dirais que l’écriture, la plume de l’auteur, est accrocheuse, que le roman se lit vite et qu’on est très vite pris dans son intrigue… on a tendance à attendre quelque chose qui ne vient pas… C’est peut-être cela ma petite pointe de déception… Mais je suis dure parce que cela reste un bon moment à passer en lisant cette histoire.

Bonne lecture à vous ! Et si vous l’avez lu, surtout, partagez ici vos avis !

5 commentaires sur « Mon avis sur Baby Doll, le roman de Hollie Overton »

  1. J’ai lu ce livre presque d’un trait en deux jours.
    Je l’ai beaucoup aimé même si j’étais aussi en attente de quelque chose, j’ai trouvé la fin un peu lisse.
    Merci pour cette découverte

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