Cette année, j’ai la grande grande chance de faire partie du jury AudioLib et d’être parmi 20 blogueurs qui choisiront leur coup de coeur. En lice, 10 romans audio, des heures d’écoute, des articles blogs, des échanges passionnés et au final un livre qui sortira du lot. Alors que je suis arrivée à 80% de mes écoutes, je commence déjà à me faire mon petit avis et à avoir des préférences pour tel ou tel livre mais pour l’instant, je suis encore très « écartelée » entre plusieurs coups de coeur et je vais attendre d’avoir tout terminé pour vous livrer mon chouchou. Pour l’heure, et durant toute cette fin de mai, je vais partager avec vous, ici, un article en vous dévoilant un ouvrage et mes impressions à la lecture / écoute de ce roman. Aujourd’hui, on inaugure le bal avec un roman que j’ai adoré, c’est aussi le premier que j’ai écouté dans le cadre de ce prix : il s’agit de Betty, le roman de Tiffany McDaniel.

Betty restera longtemps un livre auquel je repenserai, c’est certain. C’est l’histoire de la petite Betty Carpenter, métisse d’une maman blanche et d’un père cherokee, à la peau bien trop sombre pour l’Amérique des années 50-60. Betty grandit avec ses frères et soeurs dans cette famille nombreuse de 8 enfants, en marge de la société, bercée par les histoires magiques de son père qui la surnomme « petite indienne ». Bien trop noire de peau pour se faire des copines à l’école, rejetée par des grands-parents qui n’ont jamais accepté le mariage de ses parents, élevée par une mère perdue et instable, Betty avance dans son enfance et son adolescence comme certains se débattraient dans des eaux troubles. L’écriture est son refuge, elle écrit, griffonne, consigne les souvenirs et les enterre dans le jardin à l’intérieur de bocaux. Et puis il y a ces secrets de famille, ces secrets de femmes, ces combats de femmes qui surgissent peu à peu et hantent Betty. Phare de cette enfance, le père de Betty. Comme j’ai aimé ce personnage, comme je l’ai chéri même. Cet homme simple, lui aussi marqué par la haine et le rejet, est d’une telle sagesse, d’une telle grandeur d’âme. Il partage des savoirs ancestraux sur la terre, les astres, la vie et je suis régalée de l’écouter, comme ses enfants dans le récit. Ce livre m’a bouleversée, j’y ai trouvé plein d’amour, j’y ai vu la force des femmes et la pureté de belles âmes. J’ai tout particulièrement été touchée par le beau personnage qu’est Freya, la soeur de Betty. Une héroïne de littérature, à mon sens.

Bref, vous le sentez, gros gros coup de coeur pour ce roman. Alors que j’écris ces lignes, des images défilent à nouveau dans ma tête, ces paysages grandioses, les paroles du père de Betty, leur maison, leur jardin. L’auteur décrit avec force des paysages et des univers qui se dressent en imagination devant nous. C’est un roman tellement cinématographique.

Mention spéciale à la narratrice qui livre énormément d’émotions dans son récit. J’ai juste un peu moins aimé quand elle changeait un peu le ton de sa voix pour faire parler le père de Betty. Selon moi, ce changement de ton n’était pas nécessaire. Mais cela reste vraiment du détail. Parce que j’ai aimé ce roman. Et je le garde précieusement dans mon panthéon des livres auxquels je repense encore souvent…

Si cet article vous donne envie de découvrir ce récit, voici le lien vers le roman. Et moi je reviens très très vite pour vous parler d’un autre roman en lice pour ce prix.

Belle journée à vous !

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